La chance m’a été donné de réaliser un déplacement professionnel outre-atlantique. La découverte du nouveau monde! Il allait de soi que mon Canon m’a accompagné. Ma destination finale se trouvait dans le Wisconsin, à 4h de voiture au nord de Chicago. Mais l’avion, lui, atterissait bien à Chicago, et un samedi après midi en plus! L’occasion rêvée de partir à la découverte de la troisième ville la plus grande des Etats-Unis (Après New York et Los Angeles).
Chicago abrite la Willis Tower, la tour la plus haute des Etats Unis. Le nombre de gratte ciel est énorme dans cette ville qui brille la nuit. On aperçoit sur cette photo le John Hancock Center avec son dernier étage rose et ses deux antennes symétrique.

Chicago vous fait mal à la nuque à force de vous faire regarder le haut de ses Skyscrapers.
A 4h au nord de Chicago, le décor est tout autre. On remarque ici toutes la complexité d’un pays aussi vaste que les USA. Un pays où les voitures écolos côtoient les grosse cylindrées américaine.. Un pays où le « green » prend de plus en plus d’importance mais où tout les immeubles d’affaires restent allumer un samedi soir (pour mon plus grand plaisir, je dois l’avouer!).
Le froid dans cette région fait toujours geler les lacs du Wisconsin. Bien que cet hiver n’est pas très froid, le spectacle est quand même sublime sur le lac Winnebago. Ce grand lac du Wisconsin est quasiment intégralement gelé et on peut s’y aventurer à pied ou en voiture avec un minimum de prudence. Les pêcheur viennent forer la glace pour attraper quelques poissons. On y pêche également l’esturgeon aux harpons.

Un couché de soleil mérite parfois qu’on lui tourne le dos. On peut observer ici l’ombre de la terre qui se matérialise par une zone bleu foncé juste au dessus de l’horizon.
Plus de photos sur mon album flickr.
Les USA ont de nombreuses merveilles à faire découvrir! Et il faudrait bien plus d’un voyage pour que je puisse en découvrir davantage… :-p
Strasbourg est un terrain de jeu fantastique pour photographes. Et pas seulement pendant le marché de noël. C’est en fait plus par manque de temps que par manque de centres d’intérêts que je n’ai pas encore fait un seul article sur Strasbourg! Qu’il s’agisse de la petite France ou du parlement européen, chaque sortie peut être mise à profit pour prendre quelques clichés.
Ce dernier samedi soir a été l’occasion d’une petite ballade en amoureux qui m’a amené jusqu’au quai des bateliers en passant par Rivetoile. La rénovation de cet ancien site de docks industriels abandonnés a débuté dans les années 2000. La zone devait sans doute être un endroit déjà propice à la photographie
. C’est aujourd’hui toujours le cas! L’éclairage publique et le bassin Austerlitz rend cette presqu’île très sympa à photographier. Il faut toutefois prendre garde à assurer ses arrières afin d’éviter les attaques de cygnes et de ragondins.

Comme dans beaucoup de centre ville, les pavés se font rare sur la chaussé des axes fréquentés. Sans doute des problèmes de nuisances sonore avec les voitures. Il y a cependant une exception sur ce carrefour assez fréquenté du quai des bateliers (Merci à Guillaume du photo club de Strasbourg de m’y avoir amené!). Ils sont nombreux à avoir jeté un coup d’oeil suspect à mon appareil photo pendant les longues minutes de pose nécessaire à cet assemblage panoramique.
![[Group 1]-_MG_2271__MG_2275-4 images_b_pic [Group 1]-_MG_2271__MG_2275-4 images_b_pic](http://www.picstal.fr/wp-content/uploads/2011/11/Group-1-_MG_2271__MG_2275-4-images_b_pic.jpg)
La galerie photo sur Strasbourg qui s’étoffe petit à petit est disponible sur mon Flickr : Par ici
Bientôt le marché de noël…
Plus de deux mois se sont écoulés depuis mon voyage en Ecosse, il serai peut être temps pour moi de reprendre et de faire partager mon journal de bord. L’aventure s’étant passé à trois, il sera amusant de voir comment mes deux compagnons ont vécus ce voyage. L’ambition de départ était de réaliser 878km en vélo sur les routes Écossaises. Le voyage n’aurai cependant pas été drôle si nous avions opté pour de l’hébergement en B&B. Loin de là, nous dormirons sous tente, en camping sauvage!
. Une fois le pacte scellé, il a bien fallu assumé nos choix!
Après une longue période de préparation où il fallu décider d’un Road Book et investir dans du matériel adéquate (tente, vélo de randonnées, sacoche, vêtements techniques..) , nous étions prêt! Départ en train de Strasbourg le 22 juillet, arrivée à Inverness, au nord de l’Ecosse, le soir même. Le retour, lui, s’effectua également en train, à partir d’Edinburgh. Il parait que l’on à l’impression de descendre lorsque l’on va du nord au sud.
Jour 0
Prendre le train avec des vélos : C’est pas facile! La traversée nous aura coûtée £30 chacun. A la clef, l’assurance de voyager dans le même train que son vélo, sauf rare cas où c’était impossible. Nous avons attendu nos vélos 2h dans la belle gare de St-Pancras
. Prendre le train a tout de même eu l’avantage de ne pas risquer d’abîmer les vélos dans les soutes d’un avion d’une compagnie Low cost.

Apres avoir menti au commandant de bord du train London – Edinburgh en lui assurant que nous avions bien 3 réservations pour vélo et non pas deux, nous avons pu prendre place pour les 8 dernières heures de train de la journée. On s’occupe comme on peut pendant 8h de train… La problématique du poids m’ayant poussé à ne pas prendre d’autres objets de distractions que mon appareil photo, j’ai pu m’amuser à sortir l’appareil photo du train à 250km/h. Il faut juste faire attention aux tunnels.
Nous arriveront finalement à Inverness vers 23h. Pour le premier soir, une auberge de jeunesse était de mise! Inverness est la base de départ pour explorer les Highlands et aller vers le Loch Ness.
Jour 1
Apres nous être rendu compte que nous n’avions pas de pompe à vélo pour palier à une crevaison ni de recharge de gaz pour pouvoir cuire quelque chose, nous avons prise la sage décision de commencer notre journée par un peu de shopping. Les conséquences sont dramatique et nous partons d’Inverness à 9h50. Le programme est ambitieux, 110km.
Le passage est quasi-obligé : Le Loch Ness. C’est un lac gris bordé au nord d’une route nationale. Il fallait le voir, on l’a vu
. Alors que les kilomètres défilent, nous approchons de ce que j’avais repéré comme « un petit col à faible dénivelé ». Il s’agit plus concrètement d’un mur à 15% de moyenne sur 2 à 3km.

Nous poursuivons notre route vers le nord, l’objectif étant d’atteindre avant la nuit les montagnes sauvage d’An Teallach. On dit qu’il peut y neiger en plein été. La journée se déroule et on quitte les dernières petites villes que sont Marybank et Contin pour prendre A835 et traversée les vallée déserte en direction des montagnes qui tardent à venir!
C’est inévitable, l’erreur de localisation sur la carte fait que l’on pense toujours être plus loin qu’en réalité. Le retour de bâton fait mal! On aura finalement pas eu beaucoup le temps pour souffler, ni pour moi de prendre des photos. Les photos à la va vite de bord de routes sont rarement satisfaisantes. Les paysages désertiques qui bordent l’A835 à l’approche de Loch Droma sont magnifiques. Faible circulation, vent intense… On ne sait plus trop bien où nous sommes, ni ce que nous y faisons.
On campera finalement dans une… semi-tourbière. Prés de la jonction entre l’A835 et l’A832. Le temps couvert et le vent glacé nous fera rentrer rapidement dans nos tentes. On a déjà 20km de retard sur le planning. C’est difficile.
Jour 2
Le matin est frais au pied d’An Teallach. Le déjeuner est rapide et la toilette s’est limitée au brossage des dents. C’est le bon côté du froid! Le programme de la journée est de rejoindre Loch Maree par l’A832. Un des plus beaux Lac d’Ecosse par une des plus belles routes côtières. On commencera par passer par d’immense plateau d’altitude (relative) pour rejoindre Dundonnell. C’est là que nous feront connaissance avec les villages de deux maisons.
Le déjeuner a été léger et un petit pub brasserie au milieu de nulle part a permis à l’équipe de se ravitailler convenablement et à descendre un peu du vélo. On y rencontrera des touristes Suisses! On en profite pour refaire contact avec la technologie en regardant la télé qui diffuse… Le Tour de France!
La route côtière rejoignant Gairloch est très jolie, les dénivelés aussi! Je n’ai malheureusement pas encore eu beaucoup de temps à consacrer à faire des photos tranquillement. Ce sera chose faites à Gairloch où nous avons campé derrière une Eglise, non loin d’un spot d’observation de dauphins. Les dauphins sont timide et toute la patience du monde n’aura pas suffit pour en capturer un sur le capteur.
Jour 3
Réveil matinal à Gairloch. Un petit espoir d’observer les dauphins dans la baie… En vain. Les midges étaient là par contre. La rencontre est innevitable lorsque vous allez en Ecosse. Les midges sont des petit moucheron vivant en groupe à la recherche de sang humain. Une fois installé dans une zone où le vent n’est pas trop important, vous n’avez qu’à attendre quelque minute avant qu’ils viennent. Toutes résistance est futile, seule la fuite sous la moustiquaire à mailles fines fonctionne.
L’English Breakfast a été très apprécié.. Scotish Breakfast pardon. Nous reprenons ensuite notre route pour Loch Maree. Nous avons accumulé du retard mais nous avons bonne espoir de le récupérer en rejoignant Tornapress.
Petite halte aux Victoria Fall’s. Nous décidons de poser les vélos chez une autochtone à l’accent Écossais prononcé. Dommage, des arbres coupés encombrent la vue de la petite cascade. Loch Maree est sans aucuns doutes un des plus beaux lacs d’Ecosse.
On poursuivra notre route sur l’A896 pour traverser le Glen Torridon. La route single track qui relie Kinlochewe à Annat a été l’occasion pour nous de rencontrer deux Italiens voyageant également à vélo! Les paysages désertique sont impressionnants là encore. J’en profiterai pour faire une vue à 360° de la vallée.
Découvrir de nouvelles régions est l’occasion aussi de rencontrer des gens. C’est ainsi que nous avons fais la connaisance avec un couple de Surfer français, et un couple.. Alsacien.. de Neudorf. Cet à dire, le même quartier que moi!

Nous nous rapprochons de Tornapress, et une question reste en suspend : Doit-on tenter le col à 25% du Bealach-na-bo? Les deux italiens, eux, vont le faire! La raison reprendra le dessus et nous nous arrêteront au bord d’un étrange lac peu avant Tornapress. Le couché de soleil est superbe mais je casse mon trépied qui n’a décidément pas supporté ce début de voyage. C’est un vrai drame mais je dois faire avec. Le lieu ne met pas en confiance : Nous campons à coté d’une maison où vie un homme au comportement étrange. C’est peut être un serial killer. Et c’est sur cette pensée agréable que nous nous endormons après un très beau couché de soleil.
Jour 4
Après une petite marche aux alentours de notre campement, je fais le paquetage. Le rituel commence à être bien ancré et nous sommes rapidement prêt à partir. On remarquera que l’hygiène se dégrade considerablement. Il faut en effet beaucoup de courage pour prendre une douche dans un torrent de montagne à 5°C. :-O
On laissera de côté le Bealach-Na-Bo dont l’entrée du col est signalée par un immense panneau décourageant les apprentis conducteur de passer par ce col. Le but de la journée est de dormir sur l’île de Skye. Passage incontournable!
Alain a repéré des ruines à Glenelg. On crois alors recalculé l’itineraire en kilomètres.. On évite donc le pont de Kyle of Lochalsh. L’eilan Donan Castle, plus connu pour être le château d’Highander, est sur notre route! L’endroit grouille cependant de touristes!.. La suite sera moins marrante. L’unique route single track que nous devons emprunter pour aller à Glenelg passe par un col de quelques kilomètres avec des passage à 16%. On aurai pas cru que le vélo d’Alain pouvait se retourner dans des pentes à 16%! On vois là toute l’utilité d’avoir une sacoche à l’avant, ne serai-ce pour équilibrer le vélo dans des moments difficiles. Je suis obligé de zigzaguer pour ne pas poser le pied à terre.

Après une descente bien appréciée, nous voilà à Glenelg. Le problème est que pour se rendre sur l’île de Skye, il faut embarquer sur un ferry! Or, le dernier ferry part à 18h. Nous avons donc fait l’impasse sur les ruines à Alain qui nous ont poussées jusque là!
Le Glenachulish est un des derniers ferry à plaque tournante au monde. Il nous emmena à Kylerhea, là où le calvaire continua. En effet, un col similaire au précédent nous attendait.
Après 80km et de nombreuses difficultés, nous arrivons enfin au sommet du col où nous avons planté nos tentes. Le moral en a pris un coup et nous décidons de faire une journée de repos demain, nous irons à l’auberge de jeunesse de Portree!
Le détour a en fait été plus qu’utile! Nous avons campés ce soir là en haut d’un col surplombant Skye, le couché de soleil rouge dans le ciel éclairant encore légèrement les pics de roche plutonique des Black Cuillins est un spectacle inoubliable.
Jour 5
Les nuits sont courtes en Ecosse. Fin juillet, il faut attendre 23h pour observer un couché de soleil… Et se lever à 5h pour le voir réapparaître. J’ai pris l »habitude de mettre le réveil à 5h30 afin de sortir la tête de la tente et voir si la météo se prête à une sortie matinale. Le réveil en haut du pass de Kylerhea a été à la hauteur du couché de la veille! Sortez de votre tente et levez votre tête, vous y verrez un ciel encore cobalt. Dirigez votre regard vers le nord en direction de vallée de Broadford et vous pourrez y admirer la plus belle des mers de nuages! C’est presque en courant que je suis monté plus haut, sur un pic rocheux, afin d’essayer d’immortaliser cette scène.

La matinée commençait bien et alors que je continuais mon ascenssion, j’ai pu faire une rencontre des plus impromptue! Un rapace dont j’ignore totalement la race mais que j’ai prénommé Léo. (Je serai d’ailleurs très heureux de connaître l’espèce, donc si vous connaissez, n’hésitez pas!) L’animal surpris ne s’est pas enfuis tout de suite et j’ai pu le prendre facilement en photo.
Nous sommes ensuite arrivé à Portree en début d’après midi. Civilisation!!! Douches!!! Jamais une douche n’a été autant appréciée de toute ma vie!
La diminution de l’itinéraire va nous obliger à écourter notre séjour sur Skye… Ne voulant pas faire une croix sur le nord de l’île, nous nous sommes mis à la conduite à gauche. Il fallu que quelques instant aux patrons de l’auberge pour nous trouver une voiture de location (une clio!!!). Je déteste rouler à gauche. :-@
Nous partons en fin d’après midi sous une tempête des plus Celtic. Nous avons pu distinguer le pic de Old man of Storr, un monolithe de 55m faisant penser au visage d’un vieil homme. Nous avons poursuivi vers les plis du Kilt des falaises de Kilt rock pour enfin traverser la péninsule pour aller manger à Uig. Une petite brasserie de pêcheurs depuis lequel on pouvait confortablement voir la tempête faire rage. Très heureux de pas être sous une tente à ce moment là.
Il y a des choses que l’on veut voir à tout prix, c’était le cas d’Alain et le château des Macleod. La forteresse de ce puissant clan d’Ecosse est très célèbre. Bryan a donc conduit pour nous y amener. Le château étant une propriété privé, l’accès est payant et les visites se terminent en fin d’après midi. Peu de chance de trouver une porte ouverte à 22h. Cela ne nous a pas empêché d’escalader le portail d’entrée pour aller y faire un tour. C’est ainsi que nous avons percé les défenses des Macleod.
Ce fait d’armes nous a beaucoup motivé et nous sommes parti à l’endroit le plus improbable que l’on puisse visiter de nuit. Le phare de Neist point. L’endroit le plus à l’ouest. Apres une trentaine de kilomètres sur de minuscule routes et dans un épais brouillard, nous sommes arrivés à ce qui semblait être un parking. Il ne restait plus qu’a descendre un long escalier d’environ 500m. Il fait nuit. Et si les fantômes existaient? :-O L’endroit est… troublant. Excellent.
Il a tout de même été bon de retrouver un lit, un vrai!
Jour 6
J’ai reperé ce qui semblait être un magasin de photographies. Passant la matinée à Portree, je profite de l’occasion pour essayer de remplacer mon trépied cassé. Hallelujah, le vendeur vends des trépieds! Quelque chose qui n’est pas plus robuste, mais je tacherai de le faire tenir jusqu’à Edinburgh!
Nous repartons à vélo vers le Sud! Nous comptons passé la nuit le plus proche possible de Armadale, ville départ du ferry qui rejoins la Grande île à Mallaig. Nous sommes contraint de repasser par la même route sur plusieurs dizaine de kilomètres. Sur notre chemin, nous avons rencontré une voyageuse Australienne. Maxine a quelques années de plus que nous et voyage seule! Un courage incroyable, tout les ans, elle parcours des milliers de kilomètres sur son vélo.
La meilleure solution était donc de dormir dans le jardin des locaux! Et la tâche s’est révélée ardue! Beaucoup d’Écossais ne vivent que du tourisme sur l’île de Skye, et la plupart refusaient ma demande car ils ne voulaient pas que l’on campe devant la fenêtre de leurs locataires. Une femme a tout de même fini par accepter! La petite ville d’Isleornay est très jolie. Un phare dans la baie est accessible seulement à marrée basse.Le choix du terrain de camping est primordial! Si vous choisissez un endroit à l’abri du vent, vous serez mangé par les midges. Si vous choisissez un endroit dans des hautes herbes, vous serez mangé par les midges. Si vous choisissez un endroit proche d’une étendue d’eau calme, vous serez mangé par les midges. En fait, quoi que vous fassiez, vous serez mangé par les midges. Le but était tout de même de trouver un endroit où l’herbe et courte et légèrement exposé au vent.
Nous avons fini la soirée dans l’unique pub du village où nous avons pu mêler curiosité en goûtant aux bières locales, et nostalgie en se prenant une petite HK!
Jour 7
Bye Bye Skye! Nous prenons le ferry à Armadale. Rien à voir avec le petit ferry de Glenelg. La traversée est plus longue et c’est un des points d’entrée clef des touristes qui veulent visiter Skye. Incroyable, nous rencontrons pour la 3ème fois le couple d’Alsacien qui ont pris le même ferry que nous. Nous les avions déjà revu deux jours auparavant! Le monde est petit, surtout quand il est constitué d’une seule route.
Apres avoir déjeuné à Mallaig, nous retournons sur les vélos afin de faire la route des îles. L’A830 est ainsi surnommé du fait qu’elle est l’axe privilégié pour partir vers île de Skye et les Hébrides extérieurs lorsque vous venez de Fort William. Vantée dans les guides touristiques, l’omniprésence de camping car et de bus en tout genre gâche considérablement le spectacle.
Nous finirons par nous arrêter à Glenfinnan ce jour là. Ce petit village a été rendu celebre grâce aux film Harry Potter! C’est à Glenfinnan que vous pouvez observer le Viaduc où passe le train dans le film. On remarquera la prouesse technique des graphistes pour maquiller cet édifice en béton pas très glamour. Nous camperons tout fois dans un champ juste en dessous du Viaduc, question de principe.
Jour 8
La matinée est propice à la photographie. Décidé à prendre quelques souvenirs de ce Viaduc, je croise sur mon chemin un autre photographe, plus matinale apparemment. Je finirai par m’approcher des plages du loch Shiel, un long lac étroit qui borde Glenfinnan. M’étant réveillé un peu tard, j’étais un petit peu déçu de mes photos où la lumière n’etait pas formidable. Le tir fu vite corrigé quand deux daims sauvages ont bien voulu poser au bord du lac!
Le même rituel dés le retour au petit campement : Ranger les affaires! Alors que nous nous apprêtions à remonter sur les vélos, l’habitant d’une petite maison proche de notre campement viens nous prévenir que le Jacobite Steam Train (ou le Train d’HP) ne devrait plus tarder! On se dépêche de monter la colline pour nous placer au dessus du Viaduc quand d’autres touristes venu spécialement pour voir le train passer nous font des grands signes. A peine arrivé à leur hauteur, le train arrive dans une épaisse fumée!
Nous continuons ensuite sur l’A830 en direction de Fort William, une des villes les plus importantes de la cote ouest où nous avions prévu initialement de dormir en auberge. Le parcours ayant été bouleversé, nous irons un peu plus loin aujourd’hui. Le parcours est plat et nous en profitons pour avancer à bonne allure en direction de Glen Coe. Alors que le couple d’Alsacien nous double une nouvelle fois, nous approchons de la ville de Glencoe où nous sommes partagé entre l’idée d’une bonne douche et d’un lit douillet dans une auberge, ou de continuer du coté wild en allant dormir dans la vallée de Glen Coe.
On finira par trouver un bon compromis en prenant une douche dans une auberge de jeunesse puis en reprenant les vélos jusqu’au sommet du pass de Glen coe. Glen coe est une magnifique vallée verte empreinte d’une lourde histoire. Un massacre s’y déroula durant la Glorieuse révolution. Une femme que l’on rencontra le lendemain m’a même dit « Glen coe est aux Écossais ce que Paris est aux Français ».
Loin de nous faire peur, les panneaux où ils étaient écrit »No Camping » ou encore « No Camping – Rockfall » nous ont encouragé à planter nos tentes dans cette belle tourbière. Le vent était si fort que j’ai du dormir avec mes bouchons d’oreilles.
Jour 9

Enfin!!! La pluie! Notre périple n’aurai pas été complet sans une matinée…pluvieuse. La tente se plie sous la force du vent et la bruine vient de temps nous arroser. On dit que la vraie beauté de Glen Coe se révèle une fois le soleil caché derrière des nuages menaçant. Je n’avais donc d’autres choix que de prendre mon courage a deux mains, m’habiller de manière étanche, et de sortir monter sur un des versant de cette étroite vallée. N’ayant aucunes cartes de la région, la solution la plus simple pour accéder au sommet d’un des flans sud d’un pic rocheux m’apparu comme une évidence : Le gravir de front! Ce n’est pas toujours une bonne idée. La randonnée sportive pris petit à petit des aires d’escalade. Environ 40min plus tard, je suis enfin arrivé sur un petit plateau rocheux depuis lequel je pouvais admirer le gouffre dans lequel nous avons passé la nuit. Le vent était tel que je pouvais me laisser tomber en avant!
La motivation n’est pas grande au depart de Glen coe. Il faut pourtant bien avancer un petit peu! Le vent est vraiment fort et nous scotche au sol. Image forte, sensation forte : Se retrouver au milieu de la route, suite à une bourrasque de vent, bloqué à 5km/h, dans un col, sous la pluie. Alors que nous laissons la pyramide presque parfaite de Buachaille Etive Mòr dérriere nous, tout le monde s’accorde à dire que la pause s’impose. 7-8km aprés le départ seulement, nous nous arrêtons dans une petite brasserie qui vie grâce à l’attrait touristique des environs : beaucoup de randonneurs passent par ici, nous sommes sur les routes du célèbre West Highland Way qui relie Fort William à Glasgow.
Nous reprendrons ensuite les vélos vers le Sud, en direction de Kilchurn Castle. Le dernier détour avant la ligne plus ou moins droite qui nous ramènera à Stirling.
Après un après midi de dure labeur, nous arrivons à proximité des ruines de Kilchurn Castle. Il faut savoir que comme partout, les épiceries de villages sont fermées le dimanche
. L’espoir faisant vivre, nous tentons quand même! Alors que nous repartions bredouille une habitante nous demande ce que nous cherchons. Les écossais sont très croyant et très sympa! La maîtresse de maison nous a ravitaillé en barre Mars et Twix et nous as même offert le thé!
Nous arriverons finalement à notre but : Camper sur les berges du lac avec vue sur le Kilchurn Castle, un des symboles de l’Ecosse. Cerise sur le gâteau, pas de midges ce soir. Le compteur de kilomètre du vélo de Bryan indique presque 700km depuis notre départ.
Jour 10
Les ruines du château se trouve sur une petite avancée sur le lac, il se situe à environ 250m à vol d’oiseau. Un peu moins d’un kilomètre en longeant le bord de l’eau. Un peu plus d’un kilomètre en passant par la route. Longer le bord de l’eau lorsqu’il s’agit de marais n’est pas un gain de temps. Passé les marais, j’ai pu rejoindre un chemin au milieu d’un champ où viennent pâturer les moutons. C’est à ce moment précis que j’ai été victime de quelque chose d’extraordinaire! Je vais peut être perdre toutes crédibilités à la fin de ce paragraphe mais je me dois de mettre tout le monde en garde! Les moutons sont des être mesquins et rancuniers. Alors que je m’approchais du château, un des moutons s’est mis à bêler de manière assez grave. Tout ses copains moutons ont commencé à rappliquer. Bien que j’ai commencé par me voiler la face, j’ai fini par me rendre à l’évidence : j’étais victime d’un complot. J’ai trouvé mon salut sur un petit embarcadère où les moutons n’ont pas osé s’aventurer. Je me demande encore ce qu’aurai fait Bear Grylls à ma place…
Après la visite de la ruine, je suis revenu au campement, par la route. Aujourd’hui, le parcours est assez court, nous voulons rejoindre Killin pour y dormir en auberge.
La route n’est pas exceptionnel, on prend pleinement conscience que le plus gros de notre voyage est derrière nous et qu’Edinburgh est maintenant trés proche. On logera dans un petit hôtel premier prix à l’entrée du village. Se sera l’occasion pour nous de laver notre linge et de prendre quelques pintes au bar attenant à l’auberge. Et puis, parce que nous l’avons bien mérité, nous troquerons ce soir le camping-gaz pour un petit resto!
Jour 11
Nous partons aujourd’hui pour notre dernière nuit de camping sauvage! Réveil matinal toujours, je m’en vais photographier les rapides de la rivière traversant Killin aux premières lueur du jour. Je poursuivrai ma visite en allant vers les rives du Loch Tay. Un Scottish Breakfast plus tard, nous remontons sur les vélos pour l’avant dernière journée à pédaler. Le parcours initiale prevoyait de couper directement vers Stirling. Cependant, ayant gagné du temps sur l’île de Skye en visitant le nord de l’île en voiture, nous pouvons nous permettre le luxe de rallonger un petit peu le périple pour le plus grand plaisir de mes compagnons de voyages. Nous passerons donc par la vallée des Trossachs!
La nuit en auberge a fait plus de mal que de biens : On ressent très fortement la fatigue dans les jambes et nous sommes heureux de ne plus avoir de grosses journées devant nous! La pause déjeuner a été prise dans une petite auberge, proche de vallée des Trossachs. C’est à cet endroit précis que Bryan et moi avons mangé le meilleurs Fudge cake de tout les temps. Le fudge cake est un gâteau au chocolat excessivement gras. Alain regrette encore de ne pas avoir pris de dessert ( The Lade Inn ).
Aprés un bref passage au bord de Loch Katrine, nous nous attaquons au Duke’s pass. Peu avant le début de la montée, nous apercevons plusieurs Highland Cow dans un parc. Jusqu’à aujourd’hui, j’ai toujours eu peur de prendre en photo une Highland de très prés au grand angle. Elles avaient en fait pour sale habitude de se lever, de me regarder étrangement, et me faisait alors comprendre qu’elles allaient charger. Comprenant que se serai peut être une des dernières fois que j’en verrai, je pris mon courage à deux mains et entra dans le parc avec les précautions d’usage (repérage une issue de secours etc.). L’animal est en fait à peu prés aussi vif qu’un mollusque.
Fini les paysages quasi-désertique des premiers jours, la région est bien boisée et les herbes hautes, pas facile dans ses conditions de trouver un endroit viable pour camper. On choisi alors la solutions de facilité en demandant la permission de camper devant une maison isolée peu avant la ville de Aberfoyle. La famille était très sympathique. Le pére de famille, peut être atristé de nous voir dans un sale état… Nous as apporté des bières.. de France!
Après une petite marche dans une carrière d’ardoise abandonnée, je rentre me mettre à l’abri sous ma tente : L’orage arrive.
Jour 12
This is the end… My only friend, the end..! Tout à une fin, et même si ce n’est pas notre dernier jour de trip, il s’agit bien de notre dernier jour de vélo qui nous conduira à Stirling. Ayant repéré un petit promontoire rocheux à quelque kilomètres du campement, je pars matinalement faire quelques photos. La montée est… laborieuse! J’ai plus de jambes!
Nous arrivons à Stirling assez tôt et après avoir déposé nos affaires à l’auberge Willy Wallace, j’ai pu me balader un petit peu dans cette petite ville dominé par un très beau château. Un ancien cimetière se trouve en contre bas du château. On peut y voir des tombes datant de plus de 600ans.
Un voyage en Ecosse ne serai pas complet si nous n’avions pas assisté à une soirée sympa dans un pub! Ce fut chose faite au Settle Inn, un vieux pub datant de 300ans. Par chance, la soirée était dédié à la musique traditionnel Écossaise, et un groupe d’une quinzaine de musicien est venu investir une petit salle. Les musiciens jouaient à coté de nous. Sans doute, on t-ils vu que j’avais le rythme dans la peau! C’est pourquoi on m’a remis l’instrument le plus important d’un groupe de musique traditionnel : l’oeuf! Une sphère en plastique qui fait du bruit quand on la secoue. Les musiciens étaient vraiment sympa. La fatigue a fini par l’emporter vers minuit et je suis rentré me coucher dans un lit.
Jour 13
La grande ville! Quelques dizaine de minutes de train et nous voilà à Edinburgh. Le contraste est violent, nous passons en l’espace de 24h d’un calme plat à une ville urbaine grouillante d’habitants. On essaye de se frayer un chemin dans les rues nous conduisant à notre auberge. Le staff refusent nos vélo, on finira par laisser toute la nuit à la gare ferroviaire… Belle mentalité!
Après un après midi de visites et d’achats obligatoire de quelques souvenirs, nous devions planifier notre soirée. L’auberge de jeunesse organisant une « tournée des bars » avec d’autres auberge d’Edinburgh, le programme était trouvé! On ira tout fois visiter les sous-terrains de la ville avant. Les autorités ont décidé de construire des bâtiments sur des rues entière, on peut donc visiter des ruelles sous terre datant de plusieurs siècle!
On termina enfin plus ou moins tard, selon la motivation, un final sympa.
Le Retour
Dure de se lever… Il faut pourtant prendre le train, on rentrera sans encombre à Strasbourg vers 23h. Fatigué mais heureux! Et fier de l’avoir fait !!!
Reste à savoir ce que l’on pourrai bien faire l’an prochain… En attendant, la galerie de photos est dispo sur flickr : Scotland Tour
Quand on a décidé de faire un voyage itinérant dans les Highlands of Scotland avec des amis et dans le but de faire de la photographie de paysage, il faut accepter le fait que la chose demande un minimum de préparation.
Il est en effet pas évident de partir à l’aventure dans une région réputée relativement inhospitalière.

Peut être que le tracé de notre périple donnera des idées ou pourra aider certain à organiser un projet similaire! Sachez qu’en voiture ou à vélo, le tracé est carrossable.
Après 800km de vélo en 12 jours, je peux désormais dire que si la région n’est pas toujours hospitalière, les habitants sont la plupart du temps accueillant et compatissant. Une fois les moustiques, le vent et la pluie oubliés, on peut prendre la pleine mesure de la beauté de cette région qui vaut assurement le détour.
Armé de mon nouveau EOS 5D de 2006, d’un grand angle 17-40 et d’un téléobjectif 70-200, je suis parti en train avec deux amis courageux le 22 juillet de Strasbourg.
Les bonnes résolutions n’arrivant jamais seules, je ne vais pas m’arrêter en si bon chemin et en plus d’avoir donné un coup de jeune à mon blog, je vais en plus y raconter un petit peu ce périple dans un prochain article.
En attendant, la galerie photo est visible sur ma page flickr : Scotland Tour
Ça devait arriver, j’ai fini par changer mon blog!
La difficulté pour le mettre à jour avait fini par l’emporter. Il n’y avait pas de raisons que facebook et la qualité minable des images que l’on peut y uploader ait l’exclusivité de mes photos.
Je vous l’annonce donc, je vais mettre à jour mon Blog!

